À propos

Historique

Des créations éthiques et uniques

Depuis 1993, notre savoir-faire nous permet de transporter des émotions de génération en génération, à travers le recyclage de matières nobles en vêtements mode. En récupérant d’anciennes fourrures, nous avons épargné, depuis 15 ans, la vie de plus de 600 000 animaux. Mais nous avons aussi permis de donner un second souffle à plus de 60 000 manteaux, carrés de soie, cachemires, robes de mariée, qui n’auraient plus jamais été portés s’ils n’avaient été réinventés. Les plus belles matières retrouvent ainsi une seconde vie et se transforment en pièces uniques, prouvant que la mode aussi peut être «du-rable».

Et parce que, comme vous l’avez compris, l’écologie est au cœur de notre préoccupation, nous nous faisons un point d’honneur de produire chacune de nos créations au Canada, dans des conditions de fabrication éthiques.

Sa raison d’être

HARRICANA PAR MARIOUCHE a pour but de concevoir et de commercialiser des vêtements et des accessoires de mode luxueux et innovateurs à partir de matières nobles recyclées.

Une vie comme une rivière

La rivière canadienne Harricana s’étend sur plus de 500 km. C’est sur ses abords qu’ont eu lieu les premières traites des fourrures. Le cours d’eau était à l'origine nommé Nanikana, qui se traduit par « la voie principale », un nom algonquin que les missionnaires de l'époque ont déformé jusqu’à devenir celui que l’on sait.

Le pouvoir d’un terroir

Dans nos ateliers, près de 90 pour cent des fourrures utilisées en confection sont d’origine québécoise. Solides et durables, les peaux de raton laveur, de loutre et de castor à poils longs ont une durée de vie pouvant atteindre les 100 ans. Par des associations à d’autres matières et par une utilisation plus parcimonieuse, le miracle de la création allège les vêtements lourds, tombés en désuétude, et permet l’optimisation d’un héritage précieux. Les peaux les plus couramment recyclées sont les suivantes : re-nard, pékan, hermine, belette, mouffette, marmotte, lièvre, lapin, écureuil, ragondin, fouine, chinchilla, loup, lynx, castor, loutre, raton laveur, martre, rat musquash, blaireau, coyote, vison et zibeline.

Profil

1971 Dans le village amérindien de Loretteville, Mariouche Gagné voit le jour. Le sort voudra que le lieu devienne le siège de la fabrication de mocassins, de mitaines et de tricots totalisant près de la moitié de la production actuelle de Harricana. 1988-1989 Mariouche plante des arbres — et 200 000 plutôt qu’un ! — avant de s’inscrire au Collège Lasalle en design de mode. 1990 Avec la création d’un manteau blanc inspiré par l’ours polaire doublé d’une légende inuite, Mariouche remporte le prix du concours Jeunes créateurs de mode à Paris organisé par la Maison Cartier et Air France. S’ensuit un stage au Printemps Haussmann à Paris. 1992 La Fondation de la mode de Montréal appuie le travail de Mariouche par l’attribution d’une bourse de 17 000 $. 1993 Le Danemark ouvre les portes à Mariouche qui bénéficie d’une formation de huit jours chez Saga Furs of Scandinavia, vitrine mondiale du vison et du renard. 1993 Alors étudiante à la maîtrise en design Management à la Domus Academy de Milan, Mariouche participe au concours Jeunes créateurs parrainé par le Conseil canadien de la fourrure avec un vêtement de ski réversible. Les ressources matérielles venant à manquer, elle fait appel à un vieux manteau appartenant à sa mère pour compléter le travail amorcé. Un prestigieux deuxième prix lui sera décerné (une expérience renouvelée en 1997), mais l’initiative de recyclage sera surtout porteuse d’un germe créateur basé sur un coup de foudre pour la fourrure et aujourd’hui nommé Harricana (le long chemin, en algonquin). 1994 Dans le Gifu Fashion Contest au Japon, la jeune créatrice représente l’Italie, via la Domus Academy de Milan, et se rend en finale mondiale. 1997 À 25 ans, Mariouche multiplie la création de vêtements conçus à partir de fourrures recyclées et fonde sa société en solitaire avec l’aide de la première bourse jamais décernée par la Fondation du maire de Montréal. 2000 Début des exportations vers l’Europe. Aujourd’hui, les ventes à l’étranger dans 18 pays — Suisse, France, Autriche, Allemagne, Italie, Espagne, Hollande, émirats arabes, Grèce, Japon, Russie, Australie, etc. — représentent plus de la moitié du chiffre d’affaires de l’entreprise. 2001 Depuis 10 ans, la jeune femme collectionne les carrés de soie et les doublures des manteaux qu’elle recycle. De ces trésors est issue une collection de vêtements d’été menant à la création de la société On & On écolo chic. 2002 Mariouche se rend à Kuujjuaq pour enseigner la couture et la réparation de machines à coudre aux femmes inuites qui pratiquent des techniques ancestrales depuis leur plus jeune âge. La même année, elle procède à la transformation d’une ancienne banque en l’actuelle boutique-atelier de la rue Saint-Antoine, à Montréal. 2006 Maxence Camille, un ancien directeur d’atelier de chez Hermès, est engagé pour amener plus loin encore le raffinement de ses créations. 2007 Depuis 1994, plus de 50 000 manteaux ont été recyclés en créations uniques, signées et numérotées, ce qui équivaut à près de 400 tonnes métriques de fourrures récupérées et bonifiées. On estime à près d’un demi-million le nombre de bêtes ainsi épargnées.


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